FAF_La "résilience" en psychologie : processus, facilitateurs et freins
Le mot résilience vient du latin resilientia « sauter en arrière », d'où « rebondir, résister » au choc, à la déformation, mot employé en métallurgie pour signifier l’aptitude d’un corps à résister aux pressions et à reprendre sa structure initiale. En psychologie, la résilience est la capacité à vivre, à réussir, à se développer en dépit de l’adversité.
Le concept a été adapté à la psychologie depuis les années 1940. John Bowlby a introduit le terme en France dans ses écrits sur l'attachement (1) et le neuropsychiatre Boris Cyrulnik l’a popularisé à la fin des années 1990. (2) Pourtant, si elle constitue pour certains un véritable tournant dans la façon de considérer la psychopathologie, la résilience n'est pour d'autres qu'un habillage neuf désignant divers processus connus depuis longtemps. (3)
La résilience est la capacité d'une personne ou d'un groupe à bien se développer, à continuer à se projeter dans l'avenir, après des événements déstabilisants, des conditions de vie difficiles ou des traumatismes parfois sévères. Elle nécessite de prendre acte de l'événement traumatique. C’est un processus dynamique qui implique le ressaisissement de soi et la reprise d’un développement normal en dépit des risques de désorganisation psychique. Elle n’est possible que s’il y a eu attachement au préalable.
La résilience est observable grâce à l'imagerie médicale. (4) Elle repose sur des bases neurobiologiques :
• Le stress aigu déclenche immédiatement une inondation d’adrénaline
• La réponse au stress se fait par des neurotransmetteurs qui activent des régions cérébrales ayant des fonctions différentes
• Dès quelques minutes de stress, le réseau neuronal s’adapte, rationalise l’évènement et évalue la stratégie de réaction, ce qui différencie un futur résilient d’un futur traumatise´ psychique
• La résilience consiste a` tourner autour du trou noir que forment les modifications neuronales du stress pour retrouver une fonctionnalité satisfaisante mais différente
• Cela passe par la nécessité de donner un sens au traumatisme. L’évolution de ce processus tend vers la résilience quand la personne a retrouvé sa capacité d’espérer. Elle peut alors s’inscrire dans un projet de vie et avoir des choix personnels. (5)
L’objectif général de cette formation est de démystifier le concept de « Résilience » trop facilement utilisé.
Le participant va ainsi apprendre à :
• Définir ce qu'est la résilience et comprendre comment ce concept venant de la physique s'adapte à la psychologie humaine
• Préciser le profil d'un patient résilient
• Décrire les étapes du processus de résilience en psychologie
• Comprendre les facteurs facilitant l'installation de la résilience ainsi que les freins à celle-ci
• Savoir renforcer ses capacités personnelles à devenir résilient
Prérequis: aucun, excepté l'ouverture de ce programme aux spécialités stagiaires mentionnées dans la partie "Pour qui?".
Tarif: Cette formation est un programme validé par le FAF-PM, et est prise en charge (sous réserve de justificatif attestant de votre cotisation URSSAF annuelle), mais non indemnisé.
Délais d'accès : dès réception de l'inscription et de la validation du dossier complet
Le concept a été adapté à la psychologie depuis les années 1940. John Bowlby a introduit le terme en France dans ses écrits sur l'attachement (1) et le neuropsychiatre Boris Cyrulnik l’a popularisé à la fin des années 1990. (2) Pourtant, si elle constitue pour certains un véritable tournant dans la façon de considérer la psychopathologie, la résilience n'est pour d'autres qu'un habillage neuf désignant divers processus connus depuis longtemps. (3)
La résilience est la capacité d'une personne ou d'un groupe à bien se développer, à continuer à se projeter dans l'avenir, après des événements déstabilisants, des conditions de vie difficiles ou des traumatismes parfois sévères. Elle nécessite de prendre acte de l'événement traumatique. C’est un processus dynamique qui implique le ressaisissement de soi et la reprise d’un développement normal en dépit des risques de désorganisation psychique. Elle n’est possible que s’il y a eu attachement au préalable.
La résilience est observable grâce à l'imagerie médicale. (4) Elle repose sur des bases neurobiologiques :
• Le stress aigu déclenche immédiatement une inondation d’adrénaline
• La réponse au stress se fait par des neurotransmetteurs qui activent des régions cérébrales ayant des fonctions différentes
• Dès quelques minutes de stress, le réseau neuronal s’adapte, rationalise l’évènement et évalue la stratégie de réaction, ce qui différencie un futur résilient d’un futur traumatise´ psychique
• La résilience consiste a` tourner autour du trou noir que forment les modifications neuronales du stress pour retrouver une fonctionnalité satisfaisante mais différente
• Cela passe par la nécessité de donner un sens au traumatisme. L’évolution de ce processus tend vers la résilience quand la personne a retrouvé sa capacité d’espérer. Elle peut alors s’inscrire dans un projet de vie et avoir des choix personnels. (5)
L’objectif général de cette formation est de démystifier le concept de « Résilience » trop facilement utilisé.
Le participant va ainsi apprendre à :
• Définir ce qu'est la résilience et comprendre comment ce concept venant de la physique s'adapte à la psychologie humaine
• Préciser le profil d'un patient résilient
• Décrire les étapes du processus de résilience en psychologie
• Comprendre les facteurs facilitant l'installation de la résilience ainsi que les freins à celle-ci
• Savoir renforcer ses capacités personnelles à devenir résilient
Prérequis: aucun, excepté l'ouverture de ce programme aux spécialités stagiaires mentionnées dans la partie "Pour qui?".
Tarif: Cette formation est un programme validé par le FAF-PM, et est prise en charge (sous réserve de justificatif attestant de votre cotisation URSSAF annuelle), mais non indemnisé.
Délais d'accès : dès réception de l'inscription et de la validation du dossier complet
Pour qui?
Généralistes et autres spécialistes